Ah… ce que j’aimais m’y promener
Dans ta forêt
Mémé
Sortir de la cour, longer la route
Un peu
Et prendre le chemin
Non loin
Pour atteindre les sous bois
Sans aucun doute et d’un bon pas
Entrer
Dans ta forêt
Arbres et fougères
Rivière
Mousses et champignons
Insectes, oiseaux et même poissons
Dans le lac tout au fond
Faisaient de cette balade
Calme et paisible
Indicible
Éblouissante, luxuriante
Une évidence
Comme une danse
Qui m’étourdirait joyeusement
D’avoir trop valsé
Je m’étourdissais les sens
D’avoir trop humé et observé
Ressenti et aimé
Ah… ce que j’aimais m’y promener
Dans ta forêt
Mémé
Dans le silence des amoureux
Sous les rires des enfants
Pas à pas dans les feuilles mortes
Pas à pas dans la neige
Sous les rayons filtrés du soleil d’été
De fleurs en fleurs
En toute saison
Nous en prenions
Plein les yeux, plein le cœur
Les sons mélodieux
Les odeurs
Nourrissant implicitement
Le sentiment
D’être heureux
De trouver le bonheur
Juste la, à côté de toi
Ah… ce que j’aimais m’y promener
Dans ta forêt
Mémé

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