Un mini bus nous attend devant l’agence, nous sommes les premières arrivées, encore portées par la journée d’hier et toute excitée par le planning de celle à venir.
Premier arrêt devant un volcan et première anecdote. Une expédition du commandant Cousteau dans le cratère du Volcan fait une drôle de découverte. Un des plongeur qui descendait pour obtenir le record de plongée en altitude, trouva au fond du lac, une grosse perle ronde. Lorsqu’il la remonte à la surface et au contact de la lumière, la perle lui brûle la main. Il la relâche. Depuis personne n’est retourné dans ce lac pour savoir ce qu’est devenue cette grosse perle. Il se dit que se serait un objet de mesure des rayons solaires. La question est qui l’a déposée ici ?
Arrêt à Toconao, petite oasis magnifique à 37 km au sud de San Pedro, alimentée par une rivière d’eau douce venant de la cordillère. La culture de toutes sortes de fruits y est donc possible. Toconao est édifiée en liparita (pierre blanche volcanique). On y travaille cette pierre mais aussi la laine, sur des métiers à tisser traditionnels ou avec des aiguilles de cactus. Tricoter avec une aiguille en cactus me semble fou.
Visite de la ville, de la maison de l’artisanat, de son église, de ses maisons de pierre volcanique.
Petit déjeuné chez l’habitant, dans un cadre traditionnel, où la femme tisse avec un métier en bois, gigantesque, où l’animal domestique est le lama et où les fleurs d’ornement sont des cactus. Hallucinant. J’aime tellement!

Arrêt tant attendu au salar de Atacama. Ce lac de sel asséché s’étend à perte de vue et réfléchit une lumière intense. C’est le plus grand du Chili. Comme un mirage, on a parfois la sensation de se trouver devant une étendue gelée, bien que la température soit de 45°C !
Le seul endroit autorisé aux touristes est la laguna chaxa. C’est une réserve protégée par la CONAF (corporacion nacional forestal) comme centre de nidification. Le salar présente une variété incroyable de reliefs et de couleurs.
Le silence règne sur cet endroit, seul le chant des flamants roses se fait entendre. Personne n’ose parler. Seul le guide trouble ce calme irréel par ses commentaires. Ce que je vois m’impressionne à tel point que je n’écoute plus rien, j’ai l’impression d’avoir quitter la terre pour le paradis. Tout est mélodie, lumière et harmonie. Je me reprends et tente d’écouter les dernières explications du guide sur les flamants roses. Je ne retiendrais finalement que leur majestueuse beauté.



Arrêt suivant, Socaire, petit village, à l’église et au clocher très original. Ses habitants pratiquent la culture en terrasses, par irrigation et inondation, et fournissent ainsi l’unique alimentation du village. Nous sommes en hiver, j’ai l’impression que ce village est désert. Personne dans les rues. Pas de culture aux emplacements prévus. Je m’interroge : « Comment des gens peuvent-ils vivre ici ? ». Il y a cependant des travaux sur le bord de la route, on peut y voir des gros cylindres de bétons. «Pourquoi faire ? » Je ne sais pas. Je suis réellement impressionnée de voir que la vie est possible, en plein désert, à des centaines de kilomètres de la première ville assez grande pour y faire des courses. Ici, c’est la vie en autarcie. Encore une fois, c’est incroyable ! Presque irréel. Impensable pour mon cerveau de francilienne.


Prochain arrêt : las lagunas Miscanti-Miñiques. A environ 120 km de San Pedro, elles font également partie de la Reserva nacional Los Flamencos. Sublimes lagunes, situées à plus de 4 000 m d’altitude surgissant soudain au détour du chemin.
A cet endroit nous prenons le déjeuné, nous observons de nouveau le travail admirable de la nature. Il fait très froid, je suis obligée de rentrer mes mains, dans mon blouson, après chaque photos, pour ne pas les voir geler ! En face, la montagne, à ses pieds, une magnifique lagune, d’un bleu éclatant, gelée sur un côté. Je fais de la glisse avec les autres visiteurs, moment de détente et de fous rires. Pause ludique dans ce périple fascinant, où j’apprends, tellement, sur le monde et sur moi. Je me retourne un instant et vois une végétation parsemée, brûlée par le soleil et par endroit recouverte de neige ! De la neige, en plein milieu du désert ! Je prends une photo tellement sur l’instant cela me semble illogique. Le désert est très haut en altitude, il y fait très froid. La présence de la neige est donc tout à fait normale, mais tout de même surprenante pour moi.



Sur le chemin du retour, rencontre avec des lamas. Ils sont loin, mais mon appareil réussit tout de même à capter leur image. Là encore, quelle émotion de voir dans leur milieu naturel, des animaux que nous ne connaissons, chez nous en France, que dans un cirque. Il existe en réalité plusieurs espèces. Le lama est le plus grand et le plus robuste. L’alpaga est plus petit, marron ou gris, avec des tâches blanches. Le guanaco a l’allure plus vive et un pelage court, couleur café clair. La vicuña est la plus petite des quatre et une espèce protégée.

Retour sur San Pedro sous un couché de soleil magnifique, rouge sang, pas loin de nous faire penser à Jurassic park !

La journée se termine par un repas, toujours le même, fait de pain de mie et de pâté, suivi de la toilette et de quelques pages d’écriture. Enfin, une bonne nuit de sommeil bien méritée après cette longue et intense journée.

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