Se tromper

On ne sait plus très bien d’où ça vient,

Ni pourquoi, ni comment ?

Ça remonte à loin !

Est ce du fait de papa ou de maman ?

De ma personnalité, de mon éducation ?

Je ne sais point.

De la société, de ma scolarisation ?

Peut être bien !

Peu importe…

C’est là et ça rend triste,

En colère même,

Immobile parfois !

Tout ce qu’on aime pas !

On voudrait tout savoir et tout réussir.

Être parfait !

Toujours savoir que faire, savoir que dire.

Être au taquet !

À l’école comme dans la vie,

Au quotidien, avec famille et amis.

A trop vouloir réussir, on se détruit.

C’est là et ça nous ronge,

On n’y arrive pas et on plonge,

On se déprécie.

Normal, me direz vous la perfection n’existe pas !

Je le sais ! On me le dit souvent !

Mais au moindre faut pas, on me punit !

Vous avouerez, c’est déroutant !

Alors comment je me construis ?

L’exigence est là, posée par autrui,

Et elle grandit, au creux de moi,

De jour comme de nuit.

A l’école comme dans la vie,

Au quotidien avec famille et amis.

A la moindre erreur,

On se flagelle à nouveau,

On se voit tout petit, « pas beau ».

Nul même, sans valeur.

Inutile parfois, ça fait peur !

Tous les jours, c’est un combat,

Pour s’accepter tel que l’on est.

Imparfait.

Pour accepter nos choix,

Nos pas maladroits.

ET pourtant,

On le sait maintenant,

L’erreur est l’étincelle, le déclic.

C’est ça l’esprit scientifique !

J’ose, j’essaie,

Je me trompe, je recommence,

J’observe, je réfléchis,

Je tire des conclusions et je les retranscris.

L’erreur, l’imperfection font parties du chemin,

Sans elles, aujourd’hui on ne saurait rien !

Les grands chercheurs font des erreurs.

Les petits humains ne doivent plus en avoir peur !

Donnons leur l’occasion de tâtonner,

Célébrons l’erreur et la recherche,

La démarche et la volonté.

Donnons leur l’occasion d’être fiers,

Parce qu’ils auront, par eux même, trouvé.

Donnons leur l’occasion de penser,

Qu’ils ont de la valeur parce qu’ils auront su se tromper.

Faisons confiance aux enfants,

Soyons tolérants !

Pour que ce sentiment profond,

De dépréciation,

De moindre valeur, de peur,

Ne soit plus et laisse place,

À la confiance et laisse une trace,

En soi, sur la Terre et dans l’univers.

Peut être alors verrons nous s’épanouir,

La véritable richesse de chacun,

Se déployer et inonder le monde.

Peut être alors verrons nous grandir,

Le pouvoir de l’être humain,

De construire et rendre la Terre féconde.

Peut être alors verrons nous s’unir,

Les peuples en se donnant la main,

Et constituer une ronde, sans fin.

De l’erreur à la paix dans le monde,

Il n’y a qu’un trait,

D’union.

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