06 juillet 1999 : San Pedro de Atacama

San Pedro est un petit village, une oasis en plein désert, à 2400m d’altitude, au pied du volcan Licancabour. Mon cœur bat si fort de joie. Comment croire, que la petite française sage, polie et ordinaire se retrouve ici, dans cet endroit extraordinaire qu’est le désert?

Première étape à l’agence Inca tour pour programmer nos visites et trouver un camping. Par -10°la nuit, la personne de l’agence nous dissuade bien vite de dormir sous la tente. Elle nous propose à la place un bungalow, sommaire, deux lits, deux tables de nuits et deux lampes. Nous sommes à l’abri du vent et du froid, c’est le principal.

Installation rapide pour avoir le temps de bien visiter la ville et ses ruelles, sa remarquable église, sa place ombragée, son marché. Cette fois, nous sommes en mode touriste assumé.
L’église de San Pedro date du 17èmesiècle. Ses murs épais sont en terre battue, peints à la chaux. Son plafond, fait de planches en cactus est très original pour un œil européen.  Ses maisons sont également en terre battue, petites et basses, peintes en blanc, en vert ou encore en bleu. Magnifique. Ce village ne laisse aucun voyageur indifférent.

Le musée de San Pedro est un incontournable! Fondé en 1955 par le père Gustave Le Paige, missionnaire belge, il réunit l’une des plus belle collection du pays sur la culture atacameña. Il retrace l’histoire des populations du salar (lac salé), de magnifiques bijoux en or, des colliers de pierres, des kero (vase de libations) et présente toutes les richesses du salar comme la géologie de l’alta puna (désert) et de la quebrada (oasis), les ressources animales, les plantes de l’Atacama telle que par exemple le chañar, qui fournit la farine pour le pain  et la quinoa, sorte de riz pour le potage. Un des points forts du musée est l’exposition de superbes momies, d’adultes et d’enfants, certaines dans leur urne funéraire. L’une d’elle, très célèbre fut baptisée « miss chile ».

En fin de journée, coup de cœur non dissimulé pour la feria artesanal (marché artisanal). On y trouve les spécialités de la région : poteries (reproduction de celles du musée), sculptures en pierre de Toconao, tissages, vestes en laine de lama et divers produits réalisés à base de quinoa et autres céréales de la région. Très bon!

Photos à foison et dodo! Après 24 h de trajet en car, nous nous endormons rapidement, ravies, émerveillées et reconnaissante pour cette journée.

Compione

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